Pourquoi j’aime Tales of Xillia

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Pour ce premier article, j’ai décidé de défendre Tales of Xillia, un épisode de la série Tales of qui a divisé les fans et qui, pourtant, est mon épisode préféré. Ne cherchez pas pourquoi, c’est mon ressenti, et du Tales of, j’en dévore depuis l’épisode Symphonia sur GameCube, depuis lequel je n’en ai loupé aucun sorti en Europe.

C’est pourquoi, l’avis que je donne est purement personnel, même si je défends de tout coeur cet épisode.

Tales of Xillia (ou ToX), malgré tout ce qui a pu être dit de lui, est tout simplement mon JRPG préféré. De cette génération, c’est certain. De toutes les générations, il serait dans mon Top 5 ! Pourquoi ? Je vais tâcher de partager mes raisons ci-dessous :

La série Tales of a toujours été pour moi une curiosité. Intriguante, fascinante, si lointaine…Phantasia, Destiny, je suivais les news sur ces jeux auxquels je ne pouvais toucher, jusqu’à la sortie de Symphonia sur GC. Et dès ce jour, où j’ai inséré pour la première fois le tout petit disque dans la console, et malgré la terrible absence de Starry Heaven pour l’intro européenne, j’ai compris alors que jamais plus je ne raterais un seul épisode de cette série grandiose.

Entete

Et en ce qui concerne les Openings, la série Tales of en connaît un rayon ! Toujours en anime, toujours chantés (du moins au Japon), ils constitueraient presque un incontournable de la saga, ces petits moments que l’on attend de découvrir impatiemment ce qu’ils nous réservent. C’est pourquoi, lorsque des épisodes comme Abyss (sur 3DS), Hearts R (sur PSVita) ou même Vesperia (Xbox360) ne bénéficient pas de ces fameuses chansons lors de la localisation, on reste un peu sur notre faim. Mais sachez que Tales of Xillia nous propose bien l’opening japonais, et il est tout simplement génial !

Remarque : tous les épisodes de la série sortis en Europe sur PS3 proposent d’ailleurs leur opening en japonais (Graces F, Xillia 1 et 2, Symphonia Chronicles HD, et probablement le futur Zestiria).

Bref, il s’agit là de ma propre expérience de jeu, et ce qui en fait un bon, en premier lieu, c’est le design, la qualité et la profondeur des personnages. S’ils sont attachants, on aura forcément envie de les suivre et de bouillir à l’idée de savoir ce qui va leur arriver dans leurs prochaines aventures. Et c’est là que ToX a pu sauver mon âme de joueur.

Depuis la PS2, je n’avais pas réellement retrouvé ces sensations d’attachement à des personnages, et s’agissant de Xillia, nous avons là un sans faute. Je commence donc par vous présenter les deux personnages principaux :

ToX - Image 02– Jude, le jeune héros au grand coeur, probablement lointain cousin des héros de CLAMP. Timide, intelligent, déterminé, d’une incroyable bonté sans pour autant tomber dans la mièvrerie. Un personnage qui, une fois n’est pas coutume dans les J-RPG, a encore ses parents, et des petites crises familiales comme nombre d’entre nous. Bref, un personnage très humain, qui certes, pense aux autres avant tout, mais n’en oublie pas pour autant de s’interroger sur son avenir et ses sentiments (un sujet traité avec cette pudeur qu’ont les japonais, mais qui se lit parfaitement entre les lignes).
ToX - Image 03– Milla, l’incarnation du grand esprit Maxwell, est l’opposé de Jude, et c’est d’ailleurs l’intérêt de cette aventure, que de suivre ce duo d’opposés évoluer et apprendre à se connaître, et à se comprendre. Milla est grande et élancée, elle est belle, fièrement coiffée d’une longue chevelure blonde. Imposante et autoritaire, elle n’a en tête qu’une mission, sans doute la raison de son existence, et sa détermination est telle qu’elle constitue l’une des raisons de la fascination que Jude a pour Milla. Et contrairement à lui, son passé reste mystérieux, même en obtenant des bribes d’informations à travers les saynètes (discussions entre les protagonistes qui interviennent en cours d’exploration, pour les profanes), et surtout, Milla ignore tout de la vie en société. Pourtant, finalement et contrairement à la mignonne petite Sophie de Tales of Graces, elle s’y intéresse de bon coeur et s’en amuse très souvent. Car oui, malgré sa détermination et sa belle voix suave, malgré l’importance de sa mission, Milla est quotidiennement confrontée à la réalité, mais elle semble découvrir et apprécier la vie. On est loin d’une Lightning dépressive au ton monocorde (Peace, Final Fantasy, tu auras toujours une petite place dans mon coeur !Si si !), à côté de qui Cloud passerait pour Benny Hill.

Les autres personnages ont bénéficié d’autant attention, mais les décrire me prendrait tout de même du temps, aussi bien dans l’équipe (Alvin, un mercenaire vraiment très classe, Elize, une timide jeune fille qui semble avoir de sérieux problèmes de communications, je n’en dis pas plus, Rowen, un étonnant vieillard, domestique d’une grande famille qui va se joindre à l’aventure pour ses talents de combattant stratége, et Leia, la joyeuse amie -mais quand même un peu relou) que chez les antagonistes (Gaïus et Muzet en tête). Il est également intéressant de noter que certains personnages secondaires sont étonnamment intéressants.

ToX - Image 01La complicité et l’attachement entre les deux protagonistes renforcent une trame principale classique mais pas chiche en rebondissements 

Le jeu commence par le choix entre Jude et Milla : L’aventure ne diffère pas pour autant, mais il est intéressant de la suivre selon le point de vue de l’un ou de l’autre : on a droit à leurs pensées, des (rares) petites séquences qui diffèrent selon le personnage, et fort heureusement, il y a au moins un petit chapitre inédit à chacun, et à mon sens, très complémentaire. Bien entendu, il n’est pas nécessaire de voir cela comme un prétexte pour recommencer le jeu, mais il est tout de même agréable d’avoir des petites surprises scénaristiques lorsque l’on se lance dans un New Game +. Il serait d’ailleurs judicieux de commencer une première partie avec Jude, et une seconde avec Milla. Je le redis, même si le jeu est à peu près le même selon que l’on choisisse l’un ou l’autre, il y a tout de même une belle complémentarité offerte en rejouabilité, que l’on ne trouve pas forcément dans ce type de jeu qui offre pourtant du New Game +.

Il faut néanmoins reconnaître que nous avons là une façade qui comble ce que les critiques ont reproché à Tales of Xillia : le manque de quêtes annexes. Alors certes, il y en a tout de même quelques unes -dont près d’une centaine de petits évènements à découvrir, pouvant déboucher sur des récompenses et des missions annexes, ou simplement des petites histoires à suivre au fil de l’aventure ; la classique épreuve du colisée et ses nombreuses récompenses, deux donjons optionnels, dont l’un qui va demander du travail pour être débloqué. Bref, je ne vais pas jouer les bornés, je le reconnais : Tales of Xillia n’est pas aussi généreux en quêtes annexes que ses aînés, mais on a tout de même de quoi faire.

Le système de combat est du pur Tales of. Cette série a créé le Linear Motion Battle System : on est dans du combat en temps réel, extrêmement dynamique et qui nécessite donc une grande réactivité de notre part. A un point que les combats ne durent généralement que quelques secondes. Il est pourtant étonnant de voir qu’en si peu de temps, il peut s’en passer des choses : outre les coups classiques, chaque personnage dispose de ses propres artes (les coups spéciaux des Tales of), et la nouveauté de cet opus consiste en la liaison entre deux personnages. Un binôme de combattants, en somme. Ainsi, après avoir accumulé suffisamment d’énergie, il est possible d’avoir recours à une puissante attaque qui diffère à la fois en fonction de l’arte effectué, mais aussi en fonction du personnage auquel on est lié. Cela nous offre donc pas mal de combinaisons possibles.

ToX - Battle

Les combats sont très dynamiques, mais ils demeurent fluides et lisibles. Un régal !

Par ailleurs, chaque personnage disposant d’une capacité qui lui est propre quand le joueur l’utilise, le personnage auquel il est lié en dispose d’une également (Leia, par exemple, a la capacité de voler un ennemi mis à terre par le joueur, Rowen de lancer des défenses magiques, etc.).

Chaque personnage dispose, enfin, d’un Mystic Arte (Ze attaque-finale-qui-dépote-tout), et à ce sujet, j’ai une grosse préférence pour celle de Milla (décidément l’un des personnages les plus réussis de la série Tales of, voire plus).

Le système d’expérience, appelé l’Orbe de Lys, est inspiré du sphérier de FFX, et ce n’est pas trop mal, car il nous permet de faire évoluer le personnage comme bon nous semble, mais au bout d’un moment, il est trop tentant d’utiliser le leveling automatique, car au bout du compte, tous les chemins menant à Rome, on ne fait qu’emprunter un chemin différent pour parvenir à la même chose (on est quand même loin d’un Skyrim où là, oui, on doit judicieusement choisir comment attribuer les points de compétences à notre personnage pour en faire ce que l’on en veut). Bref, de ce côté, les débutants n’ont pas à s’embêter avec ça (d’autant que la difficulté du jeu est ajustable). Et j’avoue que, même si au début, j’ai commencé par faire évoluer manuellement l’orbe de lys de chacun de mes personnages, il est arrivé un temps où, après avoir passé le niveau 50, j’ai laissé tombé et me suis laissé aller à l’amélioration automatique.

A noter qu’il existe également un système de points de capacités, qui peut octroyer des bonus non négligeables ou même des handicaps à chacun des personnages -lui aussi réglable automatiquement selon que l’on veut une répartition basée sur l’attaque, la défense ou un équilibre des deux, que, outre le personnage dirigé par le joueur, les autres bénéficient d’une IA ajustable (agressif, distant, se soigne en dessous de tel % de PV, etc.) pour définir les stratégies de combat, que chacun des personnages peut être placé -tel sur un échiquier, selon l’approche que nous souhaitons, au final nous obtenons-là un système de combat intuitif, palpitant, dynamique et très complet.

ToX- Chara

Un chara-design très travaillé. Le binome de character design que forment Mutsumi Inomata et Kosuke Fujishima s’harmonise à merveille !

Parlons maintenant technique :

Graphiquement, on peut dire qu’il y a beaucoup plus beau sur PS3, évidemment. Certes, nous n’allons pas comparer un « Tales of » à Last of Us ou Uncharted 3 par exemple, ni même à un Skyrim. Même la trilogie FFXIII, qui vaut ce qu’elle vaut, est techniquement au-dessus, mais le character design est une réussite, les personnages sont vraiment bien travaillés (mine de rien, c’est important !) et leur style colle parfaitement avec leur personnalité, ce qui les rend encore plus attachants. Les décors, quant à eux, sont plus inégaux. Autant certaines routes et plaines, certes vastes, me semblent un peu vides (heureusement que les monstres apparaissent sur la carte pour les rendre un chouia vivantes, mais c’est finalement le concept de World Map appliqué à du décor grandeur nature). Parfois, ils manquent clairement d’inspiration (les ports clonés, non mais n’importe quoi !), mais autant certains décors sont tout simplement majestueux (la ville de Fenmont, et bien d’autres), oniriques, exotiques, bref…ce Tales of arrive à nous dépayser comme la série sait le faire, et à nous faire rêver, et ce n’est pas sans parler des musiques, bien sûr…

Deux mots : Motoi Sakuraba. C’est simple, j’adore ce mec ! Il est de ces compositeurs capables de composer d’un côté des partitions subtiles, douces et oniriques (désolé pour la répétition de ce mot en moins de deux paragraphes) et qui, comme tout bon compositeur japonais, font honneur au piano ; de l’autre, des musiques très entraînantes (nombreux thèmes de combat des Tales of sont des perles), et toutes qui nous rappellent néanmoins qu’il s’agit bien de musiques d’un jeu vidéo. Motoi Sakuraba a toujours su composer des musiques ne pouvant appartenir qu’à l’univers du jeu sur lequel il travaille, et c’est en cela qu’il les a sublimées.

Je m’explique : il existe des jeux (je vais citer ceux que j’adore exprès) comme la série Uncharted, par exemple, dans lesquels la musique passe aussi bien dans le jeu qu’elle passerait dans un vrai film. Mais là, on parle d’Uncharted, une expérience vidéoludique qui rend hommage aussi bien à Lara Croft qu’à Indiana Jones, leur aîné cinématographique. Alors forcément, on aura de la musique qui s’acoquinera sans forcer au septième art. Autre exemple, Gears of War : c’est du gros jeu d’action sur fond de blockbuster hollywoodien, donc, une fois encore, si vous entendiez l’un des superbes morceaux de Gears of War 2 (soyons fou pour ceux qui connaissent le jeu : « With Sympathy », qui accompagne une scène terrible et moralement éprouvante) dans un film, vous ne seriez pas choqué, parce que dans le jeu, il contribue à renforcer l’expérience cinématographique du jeu, et par conséquent son immersion.

Je ne développerai pas davantage mes idées sur ce sujet, mais je tiens simplement à dire que, contrairement à d’autres compositeurs, Motoi Sakuraba compose pour un jeu, sans faire dans le passe-partout, qu’il sait lier l’envoutant à la motivation, et qu’il parvient à transcrire l’identité du jeu à travers la musique. Et j’adore !

Bref, vous venez de lire un avis vachement objectif sur Tales of Xillia. Je ne me voile pas la face : je suis tout simplement amoureux de ce jeu, il est pour moi une perle, tout autant que la série Tales of est à mes yeux l’espoir du J-RPG.

Bien à vous.

Hyperion_Seiken

Remarque : Cet article est issu de mon blog sur Gameblog, rédigé le 24 février 2014. J’ai pris la liberté de le réadapter dans un soucis de cohérence.

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2 réflexions sur “Pourquoi j’aime Tales of Xillia

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