[MANGA] Food Wars! – En attendant le volume 6

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Bonjour à tous,

Dire que les émissions culinaires envahissent nos chaînes TV est un doux euphémisme. Il faut bien reconnaître une chose, l’effet positif de ce martellement est de permettre au spectateur de découvrir une nouvelle façon d’appréhender la gastronomie. La cuisine a donc le vent en poupe, et c’est dans ce contexte que je ne saurais que recommander aux amateurs de grande cuisine (et accessoirement, de mangas ^^) la lecture d’un shonen particulièrement jouissif, qui s’assume complètement : Food Wars!

Au gré de mes envies, j’ai décidé de découvrir de nouveaux mangas, parmi lesquels ce Food Wars! (Shokugeki no Soma en version originale), par Tsukuda Yuuto, et Saeki Shun. Ayant lu d’une traite ses cinq premiers volumes, je vous livre dans cet article mon sentiment, plutôt positif !

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Un manga sur la cuisine ?

Les mangakas savent aborder n’importe quelle thématique et parviennent à hausser les enjeux y afférant au point de transformer la moindre histoire en un « combat » épique. Comprendre par là, un désir brûlant des protagonistes de parvenir à leur objectif (le fameux Nekketsu, si cher aux Shonens). Mais si l’on retrouve, la plupart du temps avec plaisir, les codes des shonens, il convient de saluer avant tout le travail fourni par certains mangakas, qui ne se contentent pas d’utiliser l’univers dans lequel se déroule l’histoire comme simple prétexte, mais qui au contraire effectuent une véritable recherche sur le sujet, au point de nous apprendre des choses, comme un petit à-côté à ce que nous propose l’histoire. Et les exemples sont très, très nombreux.

Prenons Hikaru no Go, par exemple, qui suit les aventures d’un jeune garçon qui désire devenir champion du jeu de Go. Mais les règles, bien qu’assez faciles à assimilées sur le principe, révèlent de nombreuses subtilités qui nécessitent de réfléchir à de véritables stratégies au cours d’une partie. Le manga se charge d’éclairer le lecteur dès qu’il le peut, n’hésitant pas à faire de petits apartés, qui tiennent généralement sur une page, afin de nous expliquer un élément capital de l’histoire.

Les mangakas ne se contentent donc pas de prendre une situation pour seul prétexte de constituer un background, mais l’approfondissent bien de manière à immerger le lecteur dans l’aventure, sans jamais avoir l’impression d’être perdu, tout en créant des attaches avec les personnages, mais aussi les enjeux de ces derniers.

Plus récemment, nous avons eu droit à Bakuman, que j’ai commencé dernièrement d’ailleurs, qui nous offre une vision extrêmement détaillée du processus que suit (ou subit !) le mangaka s’il désire être publié et si, dans le meilleur des cas, il souhaite connaître la consécration.

En France, l’un des exemples les plus connus doit probablement être les Gouttes de Dieu (dont j’attends les premiers volumes, ayant enfin décidé de m’y mettre), pour lequel l’auteur s’est lancé dans des recherches très pointilleuses sur le vin, notamment le vin français (cocorico).

Hé bien en ce qui concerne Food Wars! j’ai l’impression que l’auteur nous offre à la fois des informations précieuses à travers une histoire extrêmement fun, voire complètement barrée !

L’histoire de Food Wars!

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Le manga raconte l’histoire de Soma, le fils d’un grand cuisinier, propriétaire d’un modeste restaurant traditionnel, qui va se retrouver dans le plus grand lycée de cuisine du Japon alors que son père part travailler à New York. Soma, déjà extrêmement doué pour son âge, grâce à l’expérience qu’il a acquis en aidant son père au restaurant, mais aussi en désirant plus que tout devenir meilleur que lui, va certes, se trouver comme un poisson dans l’eau dans son nouveau lycée, mais il va toutefois être confronté à des rivaux de haut niveau, et surtout lier de nouvelles amitiés, parfois même avec ses anciens ennemis (un aspect qui marche beaucoup dans les Shonens, et que j’apprécie d’ailleurs, accordant une rupture du manichéisme assez appréciable, qui manque encore un peu en Occident).

Le fond et la forme

Sur le fond, ne nous voilons pas la face, le contexte est rapidement mis en place pour permettre à l’auteur d’exploiter une structure plus classique, savoir : le héros débarque dans un lycée haut de gamme, il va devoir faire ses preuves, se fera des amis et des ennemis. Classique, certes, mais ce qui fait la force d’un manga, ce qui fait qu’il va se distinguer les autres, vient de l’attache que l’on va créer avec les personnages -et pas uniquement le héros, mais bien les personnages secondaires qui étoffent l’histoire et contribuent à enrichir les enjeux « dramatiques » du manga. Et sur ce point, Food Wars! répond parfaitement à la demande : les personnages que rencontre le héros sont bien travaillés, apportent leur touche d’originalité, et ont tous pour seul point commun la même passion : la cuisine ! Mais accessoirement, histoire de on pourrait peut-être reprocher leur acharnement à vouloir battre à tout prix Soma. Mais dans son contexte, cela se justifie par le fait qu’il est très doué alors qu’il n’est « que » le fils d’un cuisinier de restaurant traditionnel.

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Bref, l’intérêt du manga prend son sens dans son enrobage : en plus d’être drôle, il est particulièrement fun et très agréable à lire. Sans jamais se prendre au sérieux, il n’oublie cependant pas l’essentiel, et livre, à côté des duels culinaires qui prennent des proportions rapidement épiques (à chaque fois qu’un membre du jury ou un rival goutte un plat, il est littéralement mis à nu et, comme dans le dessin animé le petit chef, il se retrouve propulsé dans un cadre idyllique qui varie selon le plat proposé !), de véritables recettes, que l’on retrouve fichées à la fin de certains chapitres.

Pour la petite histoire, il est même amusant de voir l’influence que le manga a pu avoir avoir car, ayant découvert l’existence d’un petit plat à base de riz et d’oeuf, facile à préparer, qui s’appelle le Tamago kake gohan (Cqfd), ma compagne a décidé d’en préparer un, et j’ai particulièrement bien apprécié ce petit côté à la fois facile et agréable.

Je me rends compte que je n’ai finalement pas parlé du dessin en lui-même, mais à ce propos, je n’ai pas grand chose à dire, si ce n’est qu’il est déjà d’une qualité exceptionnelle, très détaillé et précis et ce, dès le premier tome. On sent que Saeki Shun a déjà ses marques et ses aises. Mention spéciale aux plats dessinés, sur lesquels vous vous surprendrez à saliver !

En conclusion

En ce qui concerne le public visé, on est clairement dans du shonen pur et dur, malgré le thème traité. Le manga n’est pas violent (du moins, dans les tomes que j’ai lus), mais des images quelque peu sexuellement explicites pourraient « choquer » (du genre délire tentacules…). Rassurez-vous, ce n’est pas non plus une habitude.

De très nombreuses idées et une documentation approfondie permettent au manga de nous faire partager un univers sophistiqué tout en proposant une histoire -classique, certes ! mais tellement amusante et passionnante que chaque tome se lit d’une traite.

Bon appétit !

Bien à vous,

Hyperion_Seiken

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